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Le Lièvre


Le lièvre (du latin lepus) est un petit mammifère herbivore sauvage qui ressemble au lapin. Il existe une trentaine d'espèces de lièvres de par le monde qui diffèrent entre elles par leur taille, leur coloris ou leur mode de vie. Les lièvres sont des animaux relativement solitaires vivants parfois en couple. La femelle du lièvre s'appelle la « hase » (mot emprunté à l'allemand) ; le petit du lièvre s'appelle le « levraut » (ou « levreau »)  ; le mâle reproducteur s'appelle un « bouquin » ; la hase a deux ou trois portées par an et possède trois paires de mamelles. La hase possède 2 matrices, et ainsi elle procrée en superfétation. Le cri du lièvre est le vagissement.

Les lièvres sont fins, légers et possèdent de longues pattes postérieures, très musclés qui lui permettent de se propulser en bonds rapides lorsque c'est nécessaire ; le lièvre d'Europe peut ainsi se déplacer à la vitesse max de 73 km/h et bondir jusqu'à 2 mètres de haut.

Les lièvres constituent un gibier de chasse. En Europe, il est parfois désigné par les noms de capucin, rouquin, oreillard, lebre, bossu (lebe en gascon).

Chez le lièvre d'Europe, la période de reproduction va de mars à novembre. Cette période porte le nom de bouquinage.

Le Lapin


Le lapin européen, de nom scientifique Oryctolagus cuniculus (Linnaeus, 1758), est un lapin bien connu sous sa forme domestique. Seule espèce du genre Oryctolagus, Oryctolagus cuniculus est commun en Europe, en Australie et un peu partout dans le monde.

On distingue :

  • le « lapin de garenne », quand il est sauvage ;
  • le lapin domestique, quand il est issu d'élevages, avec de nombreuses races et variétés.
Le lapin de garenne mesure de 34 à 50 cm (longueur tête et corps) pour des oreilles de 4 à 8 cm. Son poids varie de 1,2 kg à 2,5 kg. Il possède une fourrure douce de couleur brun roux, parfois couleur fauve qui constitue un camouflage de choix contre ses prédateurs. Les dents d'un lapin, notamment ses incisives, poussent sans arrêt. Le lapin doit constamment « user » ses dents afin d'éviter qu'elles ne deviennent trop longues (ce qui pourrait par ailleurs le blesser).

Les lapins vivent en couple si la densité est faible et en groupe quand elle est plus importante. Un groupe compte jusqu'à 20 sujets adultes ; il est composé généralement de 1 à 6 mâles et de 1 à 6 femelles. Il comporte des mâles et femelles dominants : les premiers monopolisent les accouplements tandis que les secondes disposent des meilleurs emplacements pour creuser les rabouillères (terriers d'accouchement). L'ordre hiérarchique est remis en cause à chaque printemps par des comportements d'intimidation et des combats. Une fois la hiérarchie en place, les interactions agressives décroissent significativement. Les individus dominés ne se défendent pas contre les attaques des dominants[4]. Tous les membres du groupe défendent la partie centrale de leur zone d'influence contre les prédateurs, les sujets dominés vivant en périphérie.

Quand le lapin de garenne sent un danger, il prévient ses congénères en tapant de la patte arrière, ce qui provoque un bruit sec, net et bien audible à grande distance. Lorsqu'il attaque, le lapin couche ses oreilles en arrière et pointe son nez vers l'ennemi, comme s'il cherchait à lui donner des coups de museau. Cette attitude agressive est rare chez le lapin en captivité.

Le lapin est herbivore et caecotrophe, c’est-à-dire qu'il mange ses propres crottes molles dès leur sortie de l'anus. A l'état sauvage, son régime alimentaire est variable, suivant l'environnement local. Il se nourrit de plantes herbacées, principalement des Poacées, au printemps et en été ; en hiver, son régime est composé de tiges et écorces d'arbrisseaux. Il peut creuser légèrement la terre pour trouver racines, graines et bulbes ; il est également capable de grimper dans des arbrisseaux et des buissons pour manger les jeunes pousses. Le lapin mange également des plantes cultivées (céréales ou choux). Un adulte consomme de 200 à 500 grammes de plantes par jour. Quand les lapins sont présents en densité importante, leur impact sur le milieu est important : ils entravent la reproduction de certaines espèces de plantes mais aussi, en conséquence, d'animaux.

Comme les autres lagomorphes, le lapin a longtemps été considéré comme un ruminant. Ainsi, le Lévitique interdit de manger « le lièvre, car il rumine, mais il n'a pas l'ongle fendu » Ce classement se fonde sur une observation du comportement du lapin, qui passe de longues heures à remuer les mâchoires de droite à gauche. En réalité, ces mouvements ne s'expliquent pas par la rumination mais par une alimentation en deux temps. D'abord, le lapin digère l'herbe qu'il a consommée : la cellulose est transformée par les bactéries anaérobies du cæcum en acides gras volatils qui servent de nutriments. Il en résulte des cæcotrophes, sorte de crottes d'un vert olive, molles et brillantes que le lapin réingurgite dès leur sortie de l'anus pour les sucer longuement, d'où le mouvement des mâchoires décrit précédemment. Les crottes finales du lapin de garenne sont d'un brun foncé, plus grosses (7 à 12 mm de diamètre) et ternes.

Le lapin  est notamment sujet à deux maladies importantes, qui ont eu un impact important sur ses populations sauvages et posé des difficultés aux éleveurs : la myxomatose et la maladie virale hémorragique (VHD), contre lesquelles il existe un vaccin, ainsi que des problèmes intestinaux dus aux Escherichia coli entéropathogènes (EPEC) contre lesquels le vaccin est à l'étude.

La Bécasse

La Bécasse des bois (Scolopax rusticola) est une espèce d'oiseau de la famille des Scolopacidae. Même si elle niche occasionnellement en France, la bécasse des bois est un oiseau migrateur.

Le plumage de la bécasse décline toutes les nuances de couleur du brun foncé au beige clair. Elle est un oiseau migrateur discret que l'on peut rencontrer en France du début octobre à fin mars-début avril. Son mimétisme du milieu forestier la rend extrêmement difficile à observer au sol, mais son envol rapide et bruyant, souvent très près du gêneur, fournit souvent l'occasion de l'observer dans de bonnes conditions. De plus à chaque envol la bécasse dépose une fiente appelée miroir.

Elle se nourrit essentiellement en fouillant profondément l'humus des sous-bois à la recherche de lombrics, à l'aide de son long bec souple ; les gelées, en durcissant la terre, la chassent donc progressivement vers le sud, jusqu'au Maroc.

La ponte a ordinairement lieu en avril, dans la partie nord de son aire de répartition, la Russie, l'Irlande, la Scandinavie... On signale toutefois quelques rares couples nichant en France. La femelle pond 4 œufs, qu'elle couvera pendant 22 jours, avant que les poussins nidifuges ne voient le jour.

La bécasse, par sa discrétion, est à l'origine de nombreux mythes. On raconte ainsi qu'une bécasse blessée serait capable de panser sa blessure grâce à un mélange de salive, de végétaux et de terre, mixture qui en séchant forme une sorte de plâtre qui arrête une hémorragie ou immobilise un os fracturé. De même il serait question de bécasses "chirurgiennes" capables de panser les blessures de leurs congénères par le même procédé.

On raconte également qu'une bécasse inquiétée avec sa progéniture est capable de transporter celle-ci hors de danger entre ses pattes.

L'une des premières rémiges primaires est atrophiée et constitue un petit plumeau très fin et très rigide, très recherché par les artistes d'autrefois pour les détails de leurs toiles. Elle a conservé ce nom de "plume du peintre".

La Perdrix

La Perdrix grise (Perdix perdix) est un oiseau gallinacé, appartenant à la famille des Phasianidae, de l'ordre des Galliformes. Il est considéré comme chassable (gibier) dans certains pays, mais il a depuis une cinquantaine d'année fortement régressé, et même disparu d'une partie importante de son aire naturelle de répartition.

Elle fréquente les plaines cultivées, elle pèse environ 400 grammes, les coqs ont sur leur poitrine un fer à cheval de couleur brun foncé, parfois des poules en portent un mais cela est très rare. On distingue le mâle de la femelle en examinant les plumes scapulaires. Celles du coq sont marqués d'un trait médian très visible alors que celles de la femelle forment une croix de Lorraine.

Ces oiseaux vivent en compagnies hormis durant la période de reproduction, pour entretenir leur plumage elles se roulent dans la terre, on dit qu'elles se pouillent. Les adultes consomment des végétaux alors que les jeunes se nourrissent essentiellement d'insectes.

A partir du mois de Février, les couples se forment, la poule bâtit donc un nid à même le sol et couve alors. Un recoquetage peut se produire si la première portée est détruite. La ponte commence au début Mai, la poule fait 15 à 20 oeufs qu'elle couve 24 jours ce qui poussent habituellement les naissances en juin. Les jeunes sont nidifuges c'est à dire qu'ils quittent le nid dès leur naissance et commencent à voler 15 jours plus tard.

La perdrix rouge quand à elle fréquente principalement les espaces semi-ouverts, pierreux avec des haies et des buissons, on la trouve principalement dans le sud de la France, elle pèse environ 500 grammes. On peut difficilement distinguer le coq de la poule par l'examen des plumes à la différences de la perdrix grise.

 

Le Pigeon Ramier (Palombe)

Le pigeon ramier (Columba palumbus L.) est le plus grand (entre 460 à 570 grammes, envergure de 75 à 80 centimètre et une longueur de 40 à 42 centimètre) et le plus commun des pigeons européens. Il est répandu aussi bien en forêt que dans les espaces urbains et ruraux. La colonisation des grandes villes est plus récente que celle faite par le pigeon biset. Dans les grandes villes, et à Paris notamment, ces oiseaux nichent fréquemment dans les jardinières des balcons ou des terrasses où ils pondent deux œufs. Ils reviennent au nid initial de génération en génération sur des dizaines d'années.

Les populations ouest-européennes du pigeon ramier sont erratiques et sédentaires, tandis que les populations du nord et de l'est sont migratrices. La population britannique ne quitte son île qu' exceptionnellement à l'occasion, rarissime, d'un enneigement prolongé.

Les populations migratrices au long cours franchissent les Pyrénées pour hiverner dans la péninsule Ibérique, où elles s'alimentent de glands dans la « Dehesa ». Ce sont ces populations longues migratrices qui supportent l'essentiel de la pression de chasse lors de leur migration à l'automne et, depuis quelques années, dans leur stationnement hivernal. Elles sont en forte diminution, tandis que les populations erratico-sédentaires semblent se maintenir ou progresser.

Le plumage est épais, mais fragile. Le moindre choc peut lui enlever des plumes ou du duvet. Mais cela peut lui être d’une grande utilité, surtout lors de contacts avec ses principaux prédateurs. Le principal ennemi naturel est l’autour, et on sait que celui-ci attaque par-dessous, en plantant ses griffes dans le poitrail par un très rapide retournement du corps. La plupart du temps, l’autour repart avec simplement une bonne poignée de plumes entre ses serres.

La robe du ramier est d’un bleu clair grisé tout en nuances. Le poitrail part d’un rose pâle et tire vers le blanc lorsqu’on se rapproche de la queue. Celle-ci est longue et porte des barres noires à son extrémité, sur la face ventrale.

Le cou est orné d’un collier blanc non fermé dont les bords virent au vert sombre et au pourpre. Ce collier n’apparaît qu’à partir de 6 à 8 semaines. C’est un bon moyen pour différencier une très jeune individu d’une adulte. Par contre, dès que l'oiseau porte ce collier, il est plus délicat de déterminer son âge.

Le critère qui sépare à coup sûr les oiseaux de première année des oiseaux plus âgés est la présence d’un liseré marron clair sur certaines plumes des ailes et plus particulièrement les plumes qui recouvrent les grandes rectrices.

Un bon critère de différenciation lorsque la mue post juvénile est terminée, est la couleur de l’iris et de la base du bec qui sont gris bleutés pour les jeunes ramiers. La pointe du bec est d’un blanc jaunâtre et les pattes sont rose mauve ou gris bleu avec des marques pourpres.

Les plus vieux individus ont un iris jaune citron pâle ou jaune sulfureux, la base du bec devient rose rouge, pourpre ou rouge vif, la pointe du bec jaune vif ou jaune orangé et les pattes rouge pourpre profond ou rouge foncé.

La mue du manteau n’est jamais complète. En effet, on pourra retrouver des individus avec des séries de plumes neuves séparés par des vieilles plumes de l’année précédente. Les chasseurs qui élèvent des ramiers en captivité provoquent souvent la mue en leur arrachant les plumes, surtout celles de la queue qui ont tendance à s'abîmer dans les volières.

Il n'y a pas de dimorphisme sexuel.

Le pigeon ramier est capable de résister à des conditions météo telles que la pluie, le froid ou une forte humidité mais supporte mal la chaleur torride, l'aridité, le gel prolongé et l'enneigement au sol. On le retrouve donc sous les latitudes moyennes de toute l'Europe occidentale qui sont d'un climat tempéré. On retrouve quelques nichées, mais de manière marginale, dans les steppes et les zones méditerranéennes.

À l'origine, son habitat était essentiellement forestier, mais ce milieu sera d'autant mieux colonisé s'il est bordé d'espaces dégagés mis en culture ou si la forêt est parsemée de clairières cultivées. Mais cette espèce s'adapte très facilement à des changements climatiques et à des modifications de son environnement.

On pourra trouver des nichées au dessus de 1500 mètres dans les Alpes et entre 1500 et 3000 mètres dans l'Himalaya en été, pourtant l'espèce est censée éviter les zones rocheuses de montagne.

Les bois de frênes, de chênes et d'aulnes et les jeunes plantations de conifères sont volontiers utilisés pour nicher.

Le régime du pigeon ramier est essentiellement constitué de matière végétale (feuilles vertes, baies, bourgeons, fleurs, racines et graines) mais des invertébrés sont consommés occasionnellement. L'alimentation se déroule principalement au sol par picorage mais elle peut également s'effectuer dans les arbres, les oiseaux se montrant alors d'une rare agilité. Au sol, l'alimentation a souvent lieu en groupe dans lequel il règne une véritable hiérarchie. Les oiseaux dominants se trouvant au centre du groupe se nourrissent plus rapidement que les subordonnés placés, eux, en périphérie.

Il a été observé que la plus grande quantité de nourriture est prise en fin d'après-midi.

% ration quotidienne HORAIRES

06h00- 09h00 09h00 - 12h00 12h00 - 15h00 15h00 - 18h00
sauvages 8,5 12,7 8,8 70,0
captivité 11,2 16,5 8,8 63,5

Le comportement des oiseaux est cependant fortement dépendant de la période de l'année et de la nature des cultures exploitées. En effet, en hiver, le ramier va passer 95 % de sa journée à chercher sa nourriture alors qu'en automne et en été ce pourcentage tombe à 10 % dans les champs de céréales. Cela est dû à la différence de valeur énergétique des aliments consommés : plus la nourriture est riche et abondante, moins les oiseaux ont besoin de temps pour obtenir leur ration quotidienne.

Le pigeon ramier est un oiseau très grégaire notamment sur les lieux d'alimentation et les dortoirs mais cela en dehors de la période de reproduction. Des observations font état de rassemblements de plus de 100 000 individus, peut-être plus. Les dortoirs sur les sites d'hivernage rassemblent bien souvent plusieurs milliers d'oiseaux.

Pendant la reproduction qui se situe de Mars à Juillet, le ramier mène en effet une vie essentiellement familiale, partagée entre le couple et la progéniture, vie que l'on pourra donc opposer au reste de l'année ou il vit en société.

Comme beaucoup d'animaux, ces regroupements qui créent un effet de masse assurent sa défense contre les prédateurs.

C'est ensemble que les ramiers se lèvent le matin pour aller chercher leur nourriture et s'abreuver, c'est ensemble qu'ils feront leur sieste, côte à côte perchés.

Les pigeons ramiers sont monogames.

Les couples se forment généralement pour une saison de reproduction, mais ils peuvent durer plus longtemps, parfois même jusqu'à la disparition d'un des deux partenaires. La maturité sexuelle est atteinte dès la seconde année de vie. Les nids sont installés hauts dans les arbres, à la division de plusieurs branches. Les territoires sont défendus par les mâles. Plus la densité de population est forte et plus les territoires sont réduits.

Il a été démontré, à partir d'individus bagués, que les jeunes avaient tendance à revenir nicher sur leur lieu de naissance.

La parade aérienne des pigeons ramiers est proche de celle des autres membres de la famille des Colombidés et se déroule en 3 phases :

  • le mâle monte dans les airs lentement sur 20 à 30 mètres,
  • il semble s'arrêter puis bascule en battant très rapidement des ailes pour laisser entendre des claquements très caractéristiques,
  • enfin, il plonge sur 7 à 8 mètres les ailes ouvertes à l'horizontale et la queue bien étalée.

Ce cycle peut être renouvelé jusqu'à 5 fois avant que les oiseaux ne se décident à se poser.

Il y a des variations considérables concernant la saison de reproduction selon les régions. Par exemple, les populations urbaines de Grande-Bretagne commencent à nicher à partir de mi-février alors que leurs congénères ruraux commencent un à deux mois plus tard. Les différences entre les régions sont souvent dépendantes de l'accès à la nourriture: en Afrique du Nord, les pontes commencent en mai-juin, aux Açores de mai à juillet alors qu'en Europe Centrale, elles ne débutent pas avant la mi-avril.

Les nids sont généralement installés assez haut dans les arbres, dans une fourche, rarement au sol ou dans une haie basse. Un même nid peut être utilisé pour plusieurs pontes et au cours de plusieurs années. Ce nid est une vague plate-forme de 17 à 26 cm de diamètre, composée de brindilles assez grossières. Les œufs sont en général d'une taille de 41 x 29 mm, de couleur blanche, et pèsent en moyenne 18,5 g. La ponte est composée de un à deux œufs, rarement plus.

Théoriquement, dans des zones non perturbées et sans prédateurs, les ramiers peuvent effectuer trois pontes par an. Il y a généralement deux couvées pour la plupart des couples, et les secondes couvées sont souvent des couvées de remplacement.

L'incubation dure 17 jours en moyenne et est assurée par les deux parents à tour de rôle, le mâle ne couvant qu'un tiers de la durée de la journée, et généralement de 10 h à 17 h.

Les jeunes naissent dans un état de développement incomplet et nécessitent donc d'être couvés encore au moins 7 à 8 jours de plus. Les petits sont nourris avec du lait de jabot plusieurs fois par jour au début, puis seulement deux fois par jour au bout de 8-10 jours par chacun des parents.

Les jeunes ramiers sont indépendants à partir de 20 à 35 jours.

 

Le Canard Colvert

Le canard colvert (Anas platyrhynchos) est un oiseau de l'ordre des ansériformes, de la famille des anatidés et de la sous-famille des anatinés. C'est certainement le plus connu et reconnaissable de tous les canards, du fait de l'existence de races de canards domestiques issues de cette espèce.

Sauvage, le colvert mesure de 50 à 68 centimètres de long pour un poids moyen de 1,2 kilogramme pour le mâle et 1,1 kilogramme pour la femelle et une envergure de 78 centimètres à 1 mètre.

Le mâle est aisément reconnaissable, pendant la période nuptiale (mue deux fois par an), par sa tête d'un vert brillant (d'où son nom). Le reste du plumage est gris-brun à blanc, avec un miroir alaire bleu-violet ; le bec est jaune. Après la période nuptiale, il mue et prend son plumage dit « d'éclipse » (de couleur beige semblable à celui des juvéniles et des femelles) et perd ses rémiges. Il vit alors dans les roseaux et les hautes herbes. Trois semaines plus tard environ, les mâles reprennent alors leur plumage nuptial, cette période court de juin à août.

La femelle a le bec brun, et le plumage plus terne (beige tacheté de brun) et ressemble à celui du Canard noir bien que généralement de teinte plus claire. Le bec du mâle est jaunâtre ou verdâtre, plus ou moins tâché de noir, et ses pattes sont rouge-orangées. Mâle, femelle et juvénile disposent d'un miroir iridescent bleu-violet bordé de barres blanches sur les ailes. La tête des canetons est plus orangée avec une calotte, le dos, une barre sur l'œil et la face dorsale des ailes bruns foncés, le poitrail blanc. Les races domestiques peuvent être complètement blanches, noires, vertes comme le Cayuga, ou d'apparence assez semblable à la population sauvage comme les Campbells. Les canetons domestiques sont le plus souvent complètement jaunes.

Le colvert peut vivre jusqu'à 29 ans, mais vit en moyenne 5 ans.

Comme les autres canards, le colvert cancane, caquète ou nasille. Le cri de la femelle est bruyant et rauque, celui du mâle plus doux.

Le colvert est le canard le moins farouche. Il s'acclimate facilement à la vie urbaine et craint peu l'homme. Il se reproduit fréquemment avec d'autres espèces (Canard noir en Amérique, Canard pilet en Europe ou son congénère le canard domestique), ce qui peut poser des problèmes de pollution génétique au sein des populations sauvages (et domestiques). Il est très grégaire en dehors des périodes de reproduction, et les femelles sont très fidèles aux mêmes territoires en y retournant tous les ans.

Le colvert appartient au groupe des canards barboteurs, ceux qui préfèrent s'alimenter en surface, ou à faible profondeur d'eau, en avançant à coups de pattes circulaires et alternés : il plonge la tête dans l'eau et bascule vers l'avant, ce qui lui permet d'atteindre le fond de l'eau avec son bec. Il s'aventure aussi sur les prairies pour brouter. Il est omnivore et se nourrit de poissons et d'herbes, de graines et de vers, de grenouilles et d'insectes.

Le colvert est monogame mais change de partenaire à chaque période de reproduction. Plusieurs mâles courtisent une femelle, certains pouvant même s'accoupler sans effectuer de parade nuptiale, plus ou moins de force. La parade a lieu sur l'eau durant tout l'hiver, longtemps avant la saison de la reproduction. Les mâles tournent autour de la femelle. Ils tendent le cou puis le projettent vers l'arrière. Ils se redressent en gonflant la poitrine et en sifflant, puis ils dressent ensuite leurs rectrices deux ou trois fois, enfin ils place leur tête vers l'avant au ras de l'eau et se mettent à tourner dans tous les sens.

Généralement, la femelle arrive la première sur le lieu de nidification, et bâtit son nid au sol, dans un endroit caché, près d'un plan d'eau. Il est composé d'herbe, de jonc et de feuilles, et garni de duvet que la cane arrache à son propre plumage. Pendant la période de reproduction, le mâle protège énergiquement sa femelle. Il la quitte ensuite dès l'incubation.

La ponte a lieu entre février et juillet en fonction de la latitude. Le nid des colverts est rudimentaire et le choix du lieu sans sophistication, il peut utiliser le sol nu ou des arbres creux. Il est fait de brindilles et de duvet que la femelle arrache d'une zone particulière de son poitrail. Le nombre d'œufs varie de 5 à 15, les pontes les plus importantes (jusqu'à 18) sont considérées comme appartenant à deux femelles. Seule la femelle couve, pendant environ 28 jours. En effet, le plumage de la femelle lui permet de passer inaperçue au milieu de la végétation. Si le mâle aidait à la couvaison, le nid serait facilement repéré par les prédateurs et détruit. Ses principaux prédateurs sont l'homme et les petits carnassiers comme le renard, la martre ou encore la loutre.

Après l'éclosion, c'est encore la femelle seule qui s'occupe des canetons. Elle les mène au plan d'eau le plus proche et leur apprend à nager et à se nourrir jusqu'à ce qu'ils soient en âge de voler (7 semaines environ). Ils quittent ensuite le nid. Les canetons pourront se reproduire dès l'année suivante.

 

Bien entendu il existe une multitude de canard migrateur ou non, plongeur ou non mais nous ne les verrons pas tous ici, de très bon sites spécialisés existent. Si vous désirez nous faire parvenir vos commentaires ou apporter des informations où même corrections à ces articles veuillez utiliser le formulaire de contact disponible ici.

 

Source Wikipédia